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Comment se débarrasser de la cellulite ?

Before and After one Brazilian Lift

Brazilian Lift – Traitement non chirurgical de raffermissement et d’affinement de la silhouette

Le Brazilian Lift est un procédé d’affinement de la silhouette et de déstockage des graisses non-invasif. Venu de Miami aux Etats Unis, il agit sur les différents types de cellulite
– La cellulite fibreuse installée depuis longtemps et souvent douloureuse
– La cellulite adipeuse liée à une accumulation de masse grasse
– La cellulite aqueuse causée par une mauvaise circulation sanguine et veineuse
– La cellulite mixte qui correspond à un concentré de cellules aqueuses et adipeuses
Au cours de chaque séance Brazilian Lift utilise plusieurs technologies qui ont fait leurs preuves depuis longtemps et qui agissent chacune sur les différents types de cellulite : le laser, les infra-rouges, les ultrasons, la radiofréquence, le vacuum. L’efficacité du traitement repose sur la combinaison simultanée de ces techniques.
• Le laser agit sur la cellulite fibreuse. Il émet des infra-rouges et permet aux acides gras contenus dans les zones rebelles d’être éliminés naturellement en rejoignant la circulation sanguine. Il détruit les fibres qui retiennent les globules de graisse ce qui assouplit les tissus et densifie les couches profondes de la peau sans les risques d’irrégularité d’une lipoaspiration.
Les infra-rouges ont une activité de remodelage profonde par échauffement des tissus sous-cutanés. Ils augmentent la tonicité de la peau et luttent ainsi contre le relâchement cutané.

• Les ultrasons agissent sur la cellulite adipeuse installée en surface de la peau. Ce sont des ondes acoustiques qui réduisent les cellules graisseuses en petites particules. Utilisés depuis des décennies en médecine, notamment à des fins diagnostiques en imagerie médicale, ils n’ont pas d’incidence néfaste sur la santé en eux-mêmes.

• La radiofréquence utilise des ondes électromagnétiques à haute fréquence qui échauffent les tissus sous-cutanés sans le brûler. Cette chaleur, provoque une rétraction (effet tenseur) et une production de collagène et d’élastine qui améliore la fermeté de la peau. Le tissu cutané est raffermi, repulpé et retrouve en partie son élasticité. Elle est à l’origine de la lipolyse qui vide les cellules graisseuses de leur contenu. La radiofréquence agit sur les trois types de cellulite

• Le vacuum exerce une aspiration (d’où le nom de vacuum, en français aspirateur). Il permet de stimuler l’irrigation sanguine de la peau pour lui redonner un aspect naturel et ferme. Il vise à drainer le tissu adipeux et donc à mobiliser la graisse vers le système lymphatique. Cette technique apporte un effet raffermissant très rapidement,

La séance de Brazilian Lift dure 1 heure environ. Les résultats sont durables et visibles dés la première séance. Il peut être utilisé pour le ventre, les cuisses, les hanches (culotte de cheval), les fesses, le dos, les bras
Pour plus d’information : Francine Joyce 07 904 954 842

Suremballage : carton rouge pour le plastique !

overpackaging

Aujourd’hui, la nouveauté alimentaire ne se trouve plus à l’intérieur de l’emballage… mais à l’extérieur ! Gourdes de compote, dosettes de café, capsules biodégradables, sacs cuissons origami, coulis de fruits en seringues, bouteilles d’alcool tatouées, sculptées, conçues par des ingénieurs de l’aérospatial et dessinées par des grands couturiers … De véritables chef-d’œuvres de packaging s’exposent aujourd’hui dans nos supermarchés pour exprimer (comme dans un musée) toute la créativité ludique du marketing ! Ils emballent tout (même les produits bio) mais pas tout le monde ! Artistiques certes, pratiques oui … mais aussi toxiques ! A la fois pour notre santé et notre belle planète.
Couteux et polluants, ils sont à l’origine de dérives ahurissantes tels les concombres, les bananes, les noix de coco sous cellophane ! En Europe 60% des déchets proviennent des emballages ! Qu’ils soient en papier, carton, verre, fer-blanc, aluminium, plastique, bois, jute ou bambou ils ne sont pas inertes. Les interactions contenant-contenu sont inévitables. L’aliment peut absorber certains constituants de l’emballage qui lui-même peut être dégradé par l’acidité, l’humidité ou les gaz dégagés par l’aliment. Ces phénomènes peuvent induire une dégradation de la saveur ainsi qu’une contamination des produits.
Parmi les molécules nocives soupçonnées de migrer depuis les barquettes polystyrène, boites de conserve, sachets ou autres cannettes … les phtalates, le Bisphénol A, l’aluminium et les huiles minérales (issues du pétrole et présentes dans les encres, les adhésifs, le papier et le carton recyclés…) sont sous haute surveillance scientifique et médiatique. Ils augmenteraient les risques de pathologies hormonales, cardiovasculaires, cancéreuses …
Mais compte tenu de nos habitudes de consommation modernes, les emballages sont indispensables : yaourts, riz, œufs, boissons, plats préparés … ont tous besoin d’être conditionnés pour être transportés. Les emballages sont aussi et surtout nos meilleurs alliés pour prolonger la durée de vie des aliments, éviter leur contamination par des bactéries ou la dégradation de leur fraicheur. Ils nous protègent de toxi-infections potentiellement mortelles et ils réduisent le gaspillage. De plus, 3 burgers emballés séparément émettent moins de C02 que trois burgers dans une même barquette ! Enfin et surtout les études montrent qu’il faudrait ingurgiter plus de 20 expressos par jour pour augmenter le risque sanitaire des capsules de café. Vous pouvez continuer à tranquillement siroter votre Volluto en fantasmant sur le beau Georges !
Si l’industrie a du mal à se désintoxiquer du plastique et de ces supports publicitaires en matériaux synthétiques, les consommateurs modernes ferment les yeux sur leur part de responsabilité. Malgré leurs nostalgiques désirs d’authenticité, de terroir, d’artisanat, ils sont avides de sophistications technologiques, de design, de futur et donc de packaging de pointe, intelligents et innovants ! Ils ont surtout pris la mauvaise habitude de ne plus se poser de question sur la conservation de leurs achats. Les plus écologiques d’entre eux se tournent vers des conditionnements recyclables … mais non, là aussi, l’affaire n’est pas dans le sac ! Seule la moitié du carton est recyclée et seulement 22% de l’aluminium et du plastique connaissent une seconde vie. Recyclable ne veut pas dire non-polluant.
Des alternatives existent : acheter plus de produits frais en vrac ou sur des marchés, utiliser des encres végétales ou à faible migration, mieux gérer ses stocks afin d’éviter le gaspillage… Des consommateurs économes et respectueux, avec des filets en nylon ou des cabas à roulettes et qui ont supprimé le mot « jetable » de leur vocabulaire … ca, ça m’emballe !
Paru dans L’Echo Magazine octobre – novembre 2018
Francine Joyce -diététicienne-nutritionniste www.dietconsulting.co.uk

SuperFood

superman

les Super héros de votre assiette ont-ils vraiment de Super pouvoirs ou sont-ils une Super arnaque marketing ?
C’est LA tendance et c’est LE rayon qui se développe : les « super-aliments ». Au palmarès 2018, les champignons chaga, la pulpe de baobab, le moringa, l’acaï, le maqui, le maca, le matcha, le jus de gazon (si ! si !) … et non, cette année pas le kale ; lui, il descend au cran des vétérans aux côtés de l’ail, l’avocat, l’huile d’olive, le sirop d’érable, l’huile de foie de morue … Ils répondent aux préoccupations modernes des beautiful people et super consommateurs urbanisés que nous sommes devenus. Et oui, de simples mangeurs nous nous sommes transformés en experts de la nutrition, en quête de l’assiette parfaite – celle qui nous promet énergie et protection, celle qui va nous faire vivre plus longtemps en pleine santé.
Le très flatteur et très énigmatique terme superfood ne correspond à aucune définition scientifique. C’est une création du marketing anglais. Les superfood sont des aliments majoritairement issus du monde végétal avec des teneurs en un ou plusieurs nutriments bien supérieurs à leur famille botanique. Pour la plupart inconnus des occidentaux il y a 15 ans, ils ont en commun un nom cabalistique, une incroyable densité nutritionnelle et une aura toute particulière du fait de leur origine géographique lointaine. Ils évoquent les hauts plateaux du Thibet, l’Amazonie … les peuples indigènes épargnés par les maladies d’aujourd’hui.
Dans un contexte de méfiance croissante à l’égard des produits de l’industrie alimentaire, ils endossent un rôle « correcteur » face à ces aliments transformés qui perdent la majorité de leurs propriétés dans les usines. Ils apparaissent comme une solution facile pour compenser la pauvreté de l’alimentation moderne
Peu importe s’ils ont mauvais goût, il parait qu’ils vous font du bien. Ce sont les média qui confirment ! L’heure est à la condescendance envers tous ceux qui engouffrent des nuggets en toute ¬inconscience pendant que vous ¬savourez un affriolant jus de curcuma aux baies de goji.
Lançons-nous donc dans l’Odyssée du bien-manger !
En effet, les cranberries concentrent des doses record de vitamines et d’anti-oxydants : plus que les fraises … mais autant que le cassis, la myrtille ou l’ananas
Le kale … c’est du chou ! Le préféré du couple Obama, certes mais il n’a rien de plus présidentiel que les autres légumes. Il contient même moins de fibres que ses petits cousins de Bruxelles, moins de carotènes que les carottes, moins de minéraux que les épinards.
L’acaï : hyper vitaminé mais rien à envier aux canneberges
Les graines de chia renferment plus d’oméga 3 ¬que le saumon, plus des fibres, du calcium, des protéines. Mais essayez donc d’en avaler 100g ! bien moins facile que 100g de poisson ! Vous trouverez aussi une grande quantité d’acides gras insaturés dans les noix et de fibres dans les légumes secs
La spiruline est riche en vitamine B12 (c’est rare dans le monde végétal et donc précieux pour les végétaliens). Elle a une forte teneur en calcium et en fer ; oui ! oui ! Mais il serait illusoire de penser qu’il suffit d’ajouter des algues à votre pizza ou à votre Tiramisu pour retrouver votre équilibre alimentaire ! Oui vous pouvez mettre ces nouveaux produits exotiques à toutes les sauces ! Ils enrichissent nos traditions culinaires de saveurs nouvelles et nous font voyager comme par magie !
Mais pourquoi tourner le dos aux produits « bien de chez nous » dont le contenu nutritionnel est équivalent ? le brocoli c’est moins glamour, certes mais moins cher et à portée de main !
Francine Joyce diététicienne
francine@dietconsulting.co.uk
Paru dans L’Echo Magazine Juin-Septembre 2018

Charcuteries

charcuteries

Viande de Porc : ce que dit la diététique au groin de la rue !
Oooooinnnkk ! Oooooinnnkk ! Vegans et estomacs sensibles, abstenez-vous de lire la suite !
Compagnon de l’Homo Sapiens dans toutes ses migrations, le cochon règne aujourd’hui en monarque au salon de l’agriculture et dans notre héritage gastronomique ! Si l’Homme n’a pas tout de suite succombé à ses charmes, il est vite devenu la 1ère viande consommée en France et dans le monde. Une silhouette de 300 kg en moyenne qui plait à de plus en plus d’éleveurs (un cochon anorexique n’en séduirait pas beaucoup !) et de consommateurs. Du museau jusqu’aux rognons, les français en consomment 34,5 kg par an dont 75 % sous forme de charcuteries (pratiques et savoureuses).
Outre les protéines de grande qualité biologique et sa grande digestibilité, l’intérêt nutritionnel de la viande de porc est sa richesse en vitamines B (surtout B1) et en zinc (mais on reste loin du record tenu par les huitres qui en apportent 4 fois plus).
Sa teneur en lipides est très variable : filet, longe et bacon (3% de MG*) sont des morceaux maigres, les côtes et surtout l’échine sont très grasses (plus de 15% de MG*) ; les charcuteries encore plus (26% pour les saucisses, 37% pour les saucissons et rillettes, 43% pour le chorizo). Du fameux “gourmand croquant “ de Cyril Lignac (à base d’oreilles de porc) aux pieds qui fondent dans la bouche comme des Marshmallows, il est certaines spécialités dont le seul nom a le goût du gras ! Grattons, grillons, et autres grittons sont effectivement selon le Petit Robert des « résidus de fonte de graisse de porc, confits dans l’eau salée » C’est clair ! Mais tellement bon! L’histoire dit que Louis XVI se serait fait rattrapé dans sa fuite après s’être régalé un peu trop longuement de pieds de porcs à Varenne… Revenons à nos moutons, pardon … à nos cochons ! A l’inverse des viandes de bœuf, agneau ou veau, le porc contient plus d’acides gras insaturés que d’acides gras saturés. Leur alimentation enrichie en graines de lin augmente la richesse en omega 3.
La viande de porc a la réputation de favoriser le cholestérol. En réalité, il en contient environ 60mg* (comparable au poulet) ; c’est un peu moins que le bœuf (67 mg*) le veau (84mg*) ou l’œuf (400mg* !). Ce n’est pas le cas des charcuteries et abats (cervelle : 2500mg*, rognons : 500mg* ; andouillette : 120mg *).
La viande de porc est pauvre en fer mais le boudin en comptabilise 22,8 mg* et le pâté de volaille 9.2mg* … bien mieux que les épinards (2.14mg*)
La teneur en sucre des charcuteries est strictement réglementée et ne dépasse pas 3% du produit. En revanche la teneur en sel est élevée (6.5g de sel* pour le jambon sec) et les additifs souvent nombreux. Le salpêtre est aujourd’hui souvent remplacé par des nitrites (E250 ; E252), qui donnent une belle couleur rose mais peuvent à la cuisson former des nitrosamines cancérogènes. Mais leur efficacité contre Clostridium botulinum, responsable du botulisme, est irréfutable. Inutile de devenir végétarien pour autant : le jus de citron riche en vitamine C est un antidote naturel !
A l’exception des jambons blancs (110 kcal*) qui sont bien plus light que les blancs de poulet, toutes les charcuteries sont caloriques : rillettes (400 kcal*), saucissons et pâtés (320 kcal*) ! Sans parler des Pork Pies et du salami, qui explosent le compteur avec plus de 550 kcal*, détrônant le foie gras, à « seulement » 490 kcal*…
Le porc, considéré comme viande impure dans certaines religions, a toujours été porteur de parasites. Mozart serait ainsi mort d’une trichinellose. Selon des chercheurs américains, il en présentait tous les symptômes et avait enregistré la consommation de porc rosé dans son journal quelques semaines auparavant. Heureusement, une cuisson longue détruit les parasites. De plus, l’élevage des animaux est aujourd’hui surveillée et a permis d’éradiquer le Ténia et ses confrères.
Charcuterie : une fois par semaine c’est bien si vous allez gambader après pour ne pas « faire du lard » !
*pour 100g de produit
Francine Joyce, Diététicienne – Nutritionniste francine@dietconsulting.co.uk
paru dans le magazine L’Echo Avril – Mai 2018

Plaisir et Gourmandise

gourmandise de Noel

Et si on retrouvait le plaisir alimentaire ?
La gourmandise : un péché capital ! Depuis La Pomme biblique et aujourd’hui encore, elle est perçue comme une défaillance, une sulfureuse faiblesse, un paresseux caprice, une déviance qui nous guette et nous sollicite tous les jours dès le plus jeune âge ! On lui associe un manque de force morale, un relâchement du contrôle de soi, une absence de discipline… Elle est devenue plus tabou que les extravagances de votre libido ! La bonne nouvelle c’est que dans sa version 2018, elle se refait une vertu !
L’alimentation parfaite n’existe pas et elle n’est pas seulement une affaire de ventre. Tous les aliments ont des effets plus ou moins bénéfiques, les crudités contiennent des trésors de vitamines et de minéraux mais aussi des fibres irritantes qui en trop grandes quantités vont causer toutes sortes d’inconforts intestinaux ; le chocolat c’est une sucrerie mais aussi une excellente source de magnésium etc …
Autrefois, la nutrition n’existait pas en tant que science ; aujourd’hui elle est devenue rationnelle, médicale, analytique et a triomphalement assiégé notre quotidien. Elle étudie la physiologie et calcule notre métabolisme pour en fait, déstabiliser nos rapports avec la nourriture. Notre plaisir gustatif est aujourd’hui étouffé par la crainte de la composition chimiques des aliments ou de leur pouvoir calorique. Nous avons besoin d’être guidés par d’intimidants experts en bionutrition, des hygiénothérapeutes et autres sociologues de nos assiettes. Il faut augmenter notre ration d’omégas 3 et d’anti-oxydants, éviter les acides gras « trans », le gluten, le mercure des poissons, les végétaux ultra pesticidés, les denrées pro-inflammatoires … Essayez donc de mettre en pratique tous ces bons conseils et de rester zen sans être affamé et frustré ! La peur de nous intoxiquer nous empoisonne ; manger est devenu compliqué et se régaler parait inconciliable avec une alimentation saine.
En réalité, nous régulons naturellement notre alimentation. Notre corps est physiologiquement et psychologiquement programmé pour nous orienter vers les aliments utiles à notre organisme, ceux dont nous sommes déficients, ceux qui nous apportent un bien-être. Nous nous laissons guider de manière intuitive par nos sensations de faim ou de satiété et par nos appétits spécifiques pour consommer des aliments nécessaires à ce moment la : nous aurons plus envie de viande si nous sommes carencés en fer par exemple.
Santé ou plaisir, il n’est pas nécessaire de choisir. Pour qu’il soit bon, un repas doit être convivial. Il suffit d’enivrer vos papilles de saveurs, de textures, de couleurs pour combler tous vos sens et contrôler ainsi les appétits débridés.
Les démarches de restrictions sont sources de frustrations et de comportements compulsifs compensatoires. Foie gras, chapons truffés, marrons glacés, champagne et autres douceurs festives font partie de notre patrimoine gastronomique et ont une place légitime dans nos menus de fêtes ! C’est bien parfois de se déchainer et d’oublier les commandements monastiques de la diététique (tant que ce n’est pas quotidien ! quand même ! )
La gourmandise c’est un savoir-vivre et cuisiner reste un acte d’Amour ! Alors si à Noël on recherchait la qualité et on retrouvait la spontanéité de la gourmandise ? Le bonheur alimentaire au pied du sapin : ça c’est un délicieux cadeau !
Francine Joyce – diététicienne
Paru dans L’Echo Décembre 2017 – Janvier 2018

Le ballon intragastrique

Prof Nadey Hakim

Traitement du Surpoids : Pas une Mince Affaire …
Directement ou indirectement, l’obésité cause 10 fois plus de décès que les accidents de la route. Les traitements individualisés et pluridisciplinaires (médico-diététiques, et chirurgicaux) pour enrayer la prise de poids chronique ont aujourd’hui fait la preuve de leur efficacité. Leur objectif n’est pas d’atteindre à tout prix un IMC (Indice de Masse Corporelle) en dessous de 25 mais de réduire le poids pour minimiser les risques de complications. Le point sur les techniques actuelles avec le Professeur Nadey Hakim, chirurgien à Harley Street.

Quelles options s’offrent aujourd’hui aux patients en surpoids ?
Professeur Hakim : l’obésité est une maladie comportementale multifactorielle dont le traitement est complexe. Quand les mesures classiques ne suffisent plus à enrayer la prise de poids (suivi diététique, activité physique, prise en charge psychologique), le recours à la pose d’un anneau gastrique ou à la chirurgie est alors envisageable mais pas automatique. L’intervention la plus simple et la plus utilisée est la mise en place d’un ballon intragastrique (rempli de sérum physiologique). Le bypass ainsi que les différents types de gastrectomies sont des actes lourds et irréversibles. Il ne faut pas banaliser ces opérations qui comportent des risques importants et entrainent un suivi médical à vie.
Quels sont les avantages du ballon gastrique ?

Des résultats frappants ! De plus, il n’entraine pas de complications, il ne cause pas d’inconfort digestif (on ne le sent pas) et on peut le garder 12 mois – après il risque de se percer. Sa mise en place -tout comme son retrait- est un geste simple. Il ne nécessite qu’une anesthésie locale et ne prend que quelques minutes par voie endoscopique. Le patient peut rentrer chez lui deux heures seulement après la procédure. Cette technique permet de perdre jusqu’à 20 kilos ! Des résultats qui tentent de nombreux candidats à la minceur comme les futures mariées qui souhaitent rentrer dans une jolie robe ou des couples qui veulent maigrir « ensemble » pour s’encourager mutuellement ! Pour les patients souffrant d’obésité morbide, la perte de poids grâce au ballon rend la chirurgie plus accessible plus tard.
Quels risques et quels effets secondaires ?
Cette procédure est contre-indiquée aux patients ayant déjà subi un by-pass ou un sleeve, à ceux souffrant de pathologies inflammatoires (maladie de Crohn, colite ulcérative …)
Dans les 48 heures qui suivent l’intervention, vomissements et crampes sont fréquents mais disparaissent vite.
A long terme, une abdominoplastie est souvent nécessaire dans un but esthétique pour supprimer l’excès de peau.

Quelle alimentation « après » l’intervention ?
Elle est liquide pendant 3 jours, puis légère (yaourts, soupes). Elle devient progressivement complètement normale mises à part les quantités qui sont réduites car l’appétit diminue très vite. Le suivi diététique est indispensable, un soutien psychologique est vivement recommandé.
Reprend-on du poids après ?
Si le patient n’a pas appris à modifier ses habitudes alimentaires, oui. Mais en un an, il devient généralement très habile avec les règles de l’équilibre nutritionnel et il reprend une activité physique très bénéfique.

Pour plus d’information : www.nadeyhakimsurgery.com

Propos recueillis par Francine Joyce
Paru dans L’Echo Octobre – Novembre 2017

Botox ou Intox ?

botox

La Face Cachée de la Toxine Botulique
Produit fétiche de l’industrie de la cosmétique, le Botox suscite régulièrement la controverse au vu des dégâts très médiatiques qu’il a pu causer dans ses applications esthétiques. La toxine botulique est aujourd’hui perçue comme une crème de beauté de luxe prescrite par des praticiens qui roulent en Ferrari … Cette image négative fait des ravages et masque l’extraordinaire potentiel thérapeutique d’une molécule qui élimine bien plus que les rides.
Petite Histoire d’un Grand Médicament
Sécrétée par une bactérie anaérobie clostridium botulinum, les propriétés de la toxine botulinique en font un poison plus puissant que le cyanure – si bien que durant la 2nde guerre mondiale les Etats Unis ont cherché à en faire une arme bactériologique. Aujourd’hui, elle est devenue la star montante des neurologues, utilisée dans le traitement des maladies caractérisées par une hypertonie musculaire ou par des contractions anormales comme les dystonies.
La toxine botulique est connue depuis des années. Son origine étymologique date du 19è siècle lorsque le botulisme (responsable de toxi-infections alimentaires graves) est décrit chez des patients ayant mangé des charcuteries « botulus » C’est le Dr Alan Scott, ophtalmologiste à San Francisco qui l’a utilisé pour la première fois dans les années 70 pour relâcher les muscles hyperactifs autours de l’œil et corriger le strabisme de jeunes patients.
L’injection précise de petites quantités de toxine botulique induit une faiblesse des muscles hyperactifs sans pour autant affecter leur fonctionnement normal.
Il ne s’agit pas de traitements curatifs, mais symptomatiques qui agissent comme relaxants musculaires en bloquant la libération d’acétylcholine et donc la transmission du flux nerveux au niveau de la jonction nerf-muscle. La force de contraction des muscles et donc les tremblements, spasmes ou rides d’expression sont diminués.
La toxine est aujourd’hui validée dans le traitement de multiples pathologies :
• pour réduire l’amplitude des tremblements dans le traitement des spasticités / raideurs musculaires d’origine neurologique ,torticolis, tics du visage…
• en ophtalmologie pour corriger certains troubles des paupières, de l’oculomotricité …
• dans le traitement des tremblements de la voix , des cordes vocales,
• en urologie pour traiter certaines formes d’incontinence ou difficultés de vidange de la vessie,
• injectée dans la plante des pieds, les paumes ou sous les aisselles, la toxine permet de réguler la production de salive (bavage) et l’hyperhydrose (ou transpiration excessive) – trouble handicapant ( la sudation peut être 40 fois supérieure à la normale) qui touche près de 3% de la population
• en gastroentérologie en cas de troubles digestifs comme les spasmes de l’œsophage,
• le traitement de la douleur, de la migraine qui concerne plus de 25% de la population, des douleurs articulaires… puisqu’elle altère l’action des neurotransmetteurs,
• le bruxisme (grincement des dents) : affection douloureuse qui peut affecter la structure dentaire et la mastication
• la dépression car il a été démontré (depuis Darwin) que le bien-être émotionnel et mental dépend en partie des mouvements du visage : poser pour une série de photos peut booster l’humeur du modèle par sollicitation des muscles du sourire. Inversement plisser les yeux ou utiliser ce que Darwin appelait « les muscles du deuil » influencerait négativement notre moral
• Pour atténuer les rides du visage
La gêne inhérente aux effets secondaires est dérisoire au regard des améliorations spectaculaires de l’état du patient. Le potentiel de La Toxine à des fins médicales ne cesse de susciter l’intérêt des cliniciens et des chercheurs… Et il est encore bien loin d’être arrivé à son apogée !
Francine Joyce
Paru dans L’Echo Mars-Avril 2017

Epices du bout du Monde : Pourquoi s’en râper ?

épices

Attention Tabou ! Les « vieux » tubercules (gingembre, topinambours, panais et autres betteraves pourpres) sont devenus les nouveaux arguments gastronomiques à la carte des plus grandes tables ! Leur saveur inattendue est devenue la promesse branchée d’un croquant parfumé pour relever tous les veaux, vaches, cochons, couvées de vos menus et d’un surcroît de piquant à votre libido !
L’invitation à saupoudrer plats et boissons d’épices aux vertus mythologiquement tonifiantes voire aphrodisiaques ne serait-elle pas la chimérique promesse de finir « dans de beaux draps » ?! Si cette réputation sur la sensualité des Roméo reste inaltérable depuis des millénaires, elle reste à démontrer scientifiquement ! On trouve aujourd’hui ces petites fantaisies aux formes tordues, aux couleurs hybrides et aux noms mystérieux (tuméric, capucine tubéreuse, chervis…) à toutes les sauces ! Elles sont des ingrédients miracle pour jongler avec les saveurs sucrées, salées et acidulées de la « World Cuisine ». D’aspect dodu, parfois tentaculaire, elles sont devenues les nouvelles pépites du potager des grands chefs et des coquins de la St Valentin !
Epice fétiche de la cuisine traditionnelle indienne, le curcuma fait partie de ces poudres dorées qui affichent d’infinis pouvoirs thérapeutiques. C’est en fait un mélange d’amidon, d’huiles essentielles et de curcumine concentrée dans la tige souterraine d’une plante du Sud de l’Asie. Il est souvent appelé le « safran de l’Inde » pour les teintes solaires dont il colore toute préparation ; les principes ayurvédiques lui prêtent le pouvoir d’harmoniser les énergies vitales. Particulièrement riche en anti-oxydants puissants qui neutralisent les radicaux libres, il est effectivement un anti-inflammatoire reconnu. Il corrige l’acidité des plats, soulage les douleurs menstruelles et digestives et peut être utilisé en cataplasme pour apaiser certaines conditions dermatologiques comme le psoriasis, l’acné ou l’eczéma. L’associer avec du poivre, des huiles végétales ou de l’ananas renforce son action thérapeutique qui reste faible si elle se limite à une utilisation culinaire. Pour qu’il soit vraiment efficace, des suppléments sous formes de gélules apporteront des quantités plus efficaces
Autre tubercule légendaire pour ses propriétés médicinales : le gingembre. Comme une grande majorité des épices, il augmente la température corporelle : idéal en cas de rhume ou de soirée en tête à tête ! Utilisé frais, en carpaccio, en tisane, en poudre, confit ou en capsules il a un rôle anti-inflammatoire reconnu scientifiquement. L’ONU a entériné ses vertus digestives car il stimule la production de bile et d’enzymes digestives et apaise les sensations de nausées (en cas de grossesse, mal des transport, chimiothérapies …) … sans effets secondaires ! Il est aussi un fortifiant et nombreux sont les sportifs qui affirment que le gingembre réduit significativement les douleurs musculaires après l’effort.
Pour favoriser la digestion, l’endormissement, la mémoire, combattre la fatigue et l’acidité gastrique, la cannelle tient aussi une place de choix sur l’autel des épices. Associée à une cuillère de miel, ses effets antioxydants, antiseptiques et vermifuges sont décuplés… délicieusement !
Ingrédients devenus aujourd’hui aussi indispensables que le sel et le poivre, ces « épices de la vie » sont des conservateurs naturels qui permettent sur un plan diététique de réduire le trop salé et le trop sucré. Une manière gourmande et pimentée de réveiller notre ancestrale mémoire culinaire !
Francine Joyce – diététicienne
Paru dans L’Echo Avril – Mai 2017

Vertiges et Etourdissements : qu’est-ce qui fait tourner le Monde ?

vertiges

Attention ! Ceux qui ont peur du vide ne devraient pas s’aventurer dans les paragraphes vertigineux de cet article ! L’Echo a aujourd’hui cherché à savoir ce que cache la sensation de « la tête qui tourne ». Accrochez-vous les prochaines lignes sont hautes en frissons et en altitude !
Un vertige est une illusion de mouvement ; une impression de déséquilibre et la sensation que l’environnement autour de soi n’est pas stable, bouge comme une vague. Souvent bénin, ce symptôme constitue un motif très courant de consultation (il concerne en fait 100% d’entre nous !) ; il doit toujours faire l’objet d’un examen médical approfondi. Les étourdissements de Tsonga en 2015 tout autant que le malaise de la Reine de de Suède hospitalisée pour vertiges le jour de son 73è anniversaire ont marqué nos esprits « étourdis ». Le point avec le Dr George Fayad, ORL à Harley Street (n° 100)
Dr Fayad : Il existe plusieurs types de vertiges. Ils peuvent être sévères ou pas (hypoglycémie / AVC…), s’accompagner de troubles de l’audition ou pas, être chroniques ou pas et sont de durée très variable. Ils s’accompagnent de symptômes très différents et impliquent plusieurs organes : l’oreille interne, les yeux, les nerfs qui transmettent des informations via le cerveau à tous les muscles du corps pour lui assurer un équilibre stable. Leur origine est multifactorielle ce qui peut compliquer le diagnostic.
Qui consulter ?
En cas de quasi syncope c’est à un cardiologue qu’il faut s’adresser ;
En cas de problèmes d’équilibre debout mais pas en position assise, il s’agit probablement d’un problème neurologique ;
En cas de déséquilibre constant ou de vrai vertige (tout tourne) il faut voir un ORL ;
Si le symptôme s’accompagne de migraines, l’origine du malaise est vraisemblablement psychogénique, les conseils d’un psychiatre seront alors précieux.
Est-ce identique pour les troubles de l’équilibre des personnes âgées ?
Dans ce cas-la, il faut surtout adapter l’environnement : mettre de bonnes chaussures, installer un bon éclairage, des rails dans la douche pour ne pas glisser, une cane pour sortir… Ces patients ont besoin du traitement kinésithérapique plutôt que des médicaments.
Et pour ceux qui souffrent de maux de tête ?
La migraine d’aujourd’hui n’est pas celle d’autrefois. Elle est souvent liée au temps passé sur des ordinateurs, dans des centres commerciaux. Les personnes très sensibles sont plus susceptibles de souffrir de ce type de malaise. Elles sont souvent dérangées par la lumière artificielle et les grands espaces, sujettes à des attaques de panique. Cela concerne 5 fois plus de femmes que d’hommes. Pour elles comme pour eux les 5 sens sont exacerbés et affectent l’équilibre général. On peut ainsi considérer l’équilibre comme le 7è sens !
A noter pour ceux qui restent penchés trop longtemps devant un écran et ressentent une impression de flottement quand ils se lèvent, il existe souvent un problème sous-jacent d’arthrose ; cela peut aussi parfois être consécutif à un « coup du lapin »
En cas d’acouphènes ?
Tout comme dans les troubles de l’audition, il s’agit probablement de la maladie de Ménière. Dans ce cas, mangez des bananes pour faire fuir l’eau de l’oreille ! Il est très rare qu’une tumeur se manifeste par un vertige.
Qu’est-ce que le « mal du débarquement » ?
Il s’agit d’un déséquilibre subjectif, la peur de glisser comme sur du verglas en descendant d’un train ou d’un bateau. Très bénin ! Cela ne doit pas vous empêcher de voyager !
Propos recueillis par Francine Joyce
Paru dans L’Echo Juin – Septembre 2017

Quinoa : l’Or des Andes

Quinoa

Aujourd’hui Super Star des cuisines riches ou pauvres, le quinoa est une toute petite graine rondes aux qualités polyvalentes ! Cette pseudo céréale fait partie de la famille des betteraves, pas des graminées ; elle est en fait, une « cousine » de l’épinard ! Ses vertus nutritionnelles découvertes dans les années 70 ont conduit l’ONU à déclarer 2013 “Année Internationale du Quinoa ».
Cultivé en grappes touffues depuis des millénaires sur les terres arides et sauvages de la Bolivie et du Pérou, à plus de 3000 mètres d’altitude, les mille et une qualités nutritives du quinoa ont sans nul doute contribué à la fondation de l’extraordinaire et glorieux empire des Incas. Un superaliment alcalin, sans gluten, riche en nutriments essentiels qui pousse maintenant « chez nous » dans le Val-de-Loire : protéines (il en possède le plus grand taux du règne végétal), fer, magnésium, phosphore, zinc, fibres, vitamines B et E… et en plus il est pauvre en lipides !
Bien sur, comme toutes les stars, le quinoa a ses détracteurs qui lui reprochent son prix élevé mais aussi sa teneur en saponine, une molécule présente chez de nombreux légumes (tomates, petits pois, ail, pomme de terre) et utilisée autrefois pour fabriquer des savons naturels. Cette propriété « détergente » n’est pourtant pas responsable des irritations de la muqueuse intestinale médiatisées dans la presse et les média. Son goût amer sert à repousser les insectes et les oiseaux, pas les êtres humains. Il suffit de bien rincer le quinoa pour apprécier le goût de noisette des graines ivoire, la saveur de fruits secs des rouges. Une cuisson de 20 minutes à découvert permet d’éviter la texture bouillie et fait gonfler les graines sans les ramollir tout en préservant l’ensemble de leurs nutriments.

Quelle que soit leur origine, les protéines sont un assemblage de 22 acides aminés dont 8 dits « essentiels » ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme et doivent donc être fournis par l’alimentation. Seules les protéines animales (18% pour la viande) ET celles du quinoa (20%) les contiennent toutes. Pour être mieux assimilées les protéines végétales -déficientes en lysine (pour les céréales) ou en méthionine (pour les légumineuses) doivent être associées de manière équilibrée. Par exemple : riz + lentilles ou semoule + pois chiche ou pâtes + haricots.
Les protéines animales ont pour inconvénient d’être acidifiantes et généralement associées à des acides gras saturés. Ce n’est pas le cas du quinoa. Une véritable panacée nutritionnelle à déguster en entrée ou en dessert, en accompagnement ou en plat principal !
Francine Joyce – diététicienne
www.dietconsulting.co.uk
paru dans L’Echo juin-septembre 2017