Les Bonnes Résolutions dans la Balance

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Les Bonnes Résolutions dans la Balance
La Balance … pour certains elle est le symbole de la justice ou de l’équilibre, pour d’autres, un signe du Zodiac ou encore un document comptable mais pour la majorité d’entre nous, au lendemain d’un Réveillon traditionnellement bien arrosé elle n’a rien d’une allégorie ! Elle apparait comme un instrument de torture intransigeant qui mesure le sentiment de culpabilité des gourmands de Noël … en kilogrammes !
Au 1er janvier, l’heure est aux annuelles « bonnes résolutions « avec en tête de liste, de pieuses intentions diététiques pour éliminer les calories accumulées pendant les fêtes. Au placard donc les marrons glacés, les festives portions de foie gras, et les recettes de chapon farci !! Salades sans sauce et légumes vapeur vont ainsi envahir nos assiettes avec un simple filet de jus de citron … Pourtant, l’armistice nutritionnelle n’a pas d’avenir ; c’est écrit (dans tous les agendas). Le 6 janvier c’est déjà la menace quasi terroriste de la délicieuse et incontournable galette des rois qui vient triomphalement défier les intentions les plus louables. « Pesez des serments avec des serments, et vous pèserez le néant. « ironise Shakespeare dans « Le songe d’une Nuit d’Eté ». Eh oui ! Certains « impondérables » culturels ne peuvent être pesés !!! Avouons-le, entre le bouillon de poireaux recommandé par votre conscience (ou votre diététicienne) et la tourte à la frangipane (suggérée par vos papilles), il y a bien deux poids et deux mesures ! En moins d’une semaine, nos « bonnes résolutions » ne font déjà plus le poids ! Mais la crème d’amandes, elle, va vous peser sur l’estomac !
Alors comment se fixer des objectifs diététiques et réalistes ? Comment nous raccrocher à ce scrupule qui selon le Journal de Jules Renard est « le poids léger qui suffit à faire pencher une balance « ?
La première résolution est d’accorder une petite pause à votre organisme. Compenser les écarts (même les gros) et retrouver son poids initial en douceur en évitant les plats gras (fritures, charcuteries…), les aliments sucrés (gâteaux, chocolats…), l’alcool… SANS jeûner, SANS sauter des repas, SANS favoriser un seul type d’aliments (fruits / salades). C’est la pire des solutions car votre organisme mettrait en marche son système de résistance automatique : le stockage !
Résolution numéro 2 : éliminer déchets métaboliques et toxines pour retrouver son tonus général et faire disparaître teint brouillé, maux de tête, fatigue, ballonnements. Céréales complètes, thé vert, fruits et légumes variés (en particulier les artichauts, le fenouil) apporteront à votre corps les fibres, les vitamines et les minéraux essentiels pour le purifier. Buvez beaucoup : soupes, tisanes, eaux riches en bicarbonates, magnésium et calcium.
Résolution numéro 3 : adopter pour le reste de l’année des habitudes alimentaires légères, équilibrées et appétissantes, pratiquer une activité physique même modérée mais régulière de préférence au grand air, et surtout se reposer car le stress est le pire ennemi des régimes !
Je ne vais pas m’appesantir sur le sujet plus longtemps :
Résolutions 2012, Emballez, c’est pesé !!!
Paru dans l’Echo Décembre 2011-Janvier 2012

Comment survivre au Christmas pudding ?

Peut-on Survivre au Christmas Pudding ?
“Pudding”, en Français : “Poudingue ». Le très British Thesaurus Dictionary le définit comme une confiserie : “a soft sweet food you eat at the end of a meal” ; pour Larousse c’est : «une roche sédimentaire constituée de débris arrondis et anguleux pris dans un ciment naturel » !!! La description n’est pas sans similarités avec la masse de mélasse noire compacte parsemée d’éléments ovoïdes que l’on vous sert en apothéose d’un repas de Réveillon traditionnel anglais. La réalité nutritionnelle de ce met mythique est enfouie dans un conglomérat d’ingrédients suspects et de fruits confits !
L’origine de ce dessert de Fêtes remonte au XVè siècle où la viande était conservée dans des récipients remplis de fruits secs. Veaux, moutons, poulets confits étaient ensuite hachés et mélangés à du pain et des groseilles pour confectionner des tourtes célébrant la fin des Moissons. Enrichie de pruneaux par les cuisiniers d’Elisabeth I, cette farce est alors devenue le « Plum Pottage », ancêtre du « Plum Pudding de Noel ». Aujourd’hui, la recette s’est enrichie de sucre, d’épices, de fruits, de graisse de rognons et d’une feuille de houx décorative ! Ses propriétés de conservation restent remarquables : préparé au moins 4 semaines avant sa consommation ce pudding se garde plusieurs mois, voire un an en toute sécurité et sans que sa saveur ne s’altère !
Etudions de plus près la valeur nutritionnelle de ce flambeau de la gastronomie Britannique. Bien sur, les recettes varient, il y en a de plus luxueuses que d’autres, mais en moyenne, 1 tranche de 60g vous apportera : 230 calories (équivalent de 30 coquilles St Jacques ou 1 belle assiette de blanquette de veau ou 1,5 kg d’épinards cuits ou 4 yaourts et demi) 2 g de protéines (= un dés à coudre de jambon, nous sommes loin du plat d’origine) 40g de sucre (= ½ kilo de fraises) 6 g de lipides (2 cuillères à soupe de crème fraiche) + 40 calories si vous le faites flamber avec du Sherry comme Harry Potter ou 10 g de lipides si vous préférez le Brandy Butter d’Hercule Poirot ! Le total est vertigineux !!! Des vitamines ? oui certes, au départ… dans les fruits secs … mais après les heures de cuisson vapeur… Alors existe-il des armes diététiques pour combattre cette offensive calorique de Noel ??? Pour éliminer l’énergie apportée par une portion il vous faudra pratiquer 1 heure de bicyclette ou de ski ou 30 minutes de jogging ou 3 heures de repassage et cela avant les festivités de la St Sylvestre !!!
Merry Christmas and Happy New Year !!!
Paru dans l’Echo Décembre 2011-Janvier 2012